17 juillet : braderie d'été, des livres à gogo à tous petits prix sur le marché 17juillet de 10h à 12h

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Les coups de coeurs de la Bibliothèque de Commequiers

lecteurassisUn roman, une BD ou un conte que vous avez lu à vos enfants vous a plu,
ne le gardez pas pour vous et faites-nous part de vos impressions pour que l'on puisse les partager

 
Une curieuse BD

 

Aux heures impaires d'Eric Liberge

auxheuresimpaires_couv

 

Une étonnante BD qui se parle en langage des signes, puisque le héro est malentendant.

L'ouvrage a été réalisé en collaboration avec le Musée du Louvre, où se déroule cette histoire improbable.

 

auxheuresimpaires_verso

 

 

 

 

 

 

 

 

Traduction de l'illustration de la quatrième de couverture (en langue des signes) :

"Une oeuvre d'art c'est comme un enfant abandonné et lorsqu'on la regarde, qu'on l'admire, il se crée entre elle et nous un contact, elle devient alors notre miroir. Otons-lui ce regard, et elle n'est plus rien."

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Armande


 
Et encore...
 
 
Le Feu de Dieu
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Evangile du serpent
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Isa vous propose

 

 

Pour vous aider dans vos choix, Isa vous donne son avis sur ses lectures. Elle a aimé tous les livres qui figurent ci-dessous. Si parfois le commentaire est léger, c'est qu'elle n'a pas eu le temps d'en parler plus longuement !

 

Sépharade

Sépharade de Eliette Abécassis Ajouter à vos livres préférés

Wahid

 

Wahid de Thierry Lenain Ajouter à vos livres préférés

 

Autre-Monde, Tome 1 : L'Alliance des Trois

Autre-Monde, Tome 1 : L'Alliance des Trois de Maxime Chattam Ajouter à vos livres préférés

Oceania, Tome 1 : La Prophétie des Oiseaux

Oceania, Tome 1 : La Prophétie des Oiseaux de Hélène Montardre Ajouter à vos livres préférés

 

Dans le ventre des dames

Dans le ventre des dames de M. Doray Ajouter à vos livres préférés
"Ce qui se passe ou ne se passe pas dans le ventre des dames...album jeunesse plein de poésie."  

(Voir la page des Nouveautés)

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Bebert et Paulette comptent jusqu'à 9 Ajouter à vos livres préférés

"C'est rigolo, les enfants aprennent à compter en s'amusant. (Album jeunesse)"  

Bebert et Paulette sens dessus dessous

 Bebert et Paulette sens dessus dessous de F Kessler Ajouter à vos livres préférés

"Quand Bébert et Paulette ont un petit Bébert, pardon un petit Bébé...(album jeunesse)"  

Mange, prie, aime - La quête spirituelle d'une femme à travers l'Italie, l'Inde et l'Indonésie

 Mange, prie, aime -

La quête spirituelle d'une femme à travers l'Italie, l'Inde et l'Indonésie de Elizabeth Gilbert Ajouter à vos livres préférés
"J'ai aimé l'histoire de cette femme qui fait un jour le point sur sa vie et décide d'en changer..."  

Les Chevaliers d'Emeraude

Les Chevaliers d'Emeraude de Anne Robillard Ajouter à vos livres préférés

alt

 
de
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Le poussin et le chat
 
de
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Une histoire pour les petits qui fait délicieusement peur....(album jeunesse
Les Trois petits pourceaux
 
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Le pou et la puce
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La Lumière et l'Oubli
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Commentaires     

Marie Le Guena écrit :
Parfait....enfin une littéraire qui va pouvoir nous conseiller de très bons livres ...alors surtout n'hésite pas....conseille moi quelques livres d'animations pour les enfants entre deux et quatre ans.....je pense que tu es fort bien placée pour me renseigner....merci Isabelle et gros bisous....
 
Les vendéens écrivent...

Parmi les livres prêtés par la Bibliothèque départementale, plein de bonnes surprises !

En fouinant dans les albums à la recherche d'histoires à lire aux enfants, j'ai trouvé ce petit bijou d'humanisme et de tolérance :

"Wahid" de Thierry Lenain (qui est vendéen), illustré par Olivier Balez.

 

L'histoire en peu de mots :

Deux hommes, un français et un algérien se sont  sans doute affronté durant la guerre d'Algérie. Quelque année plus tard, la fille de l'algérien et le fils du français se rencontrent :

"Ils s'enlacèrent, s'embrassèrent, se caressèrent, s'aimèrent, encore et puis  encore - sans fin. Quelques temps plus tard naquit un bébé, Wahid. C'est ainsi. L'amour est plus fort que la guerre."

 

Le texte est court (ceci n'est qu'un extrait)  mais il fait naître l'émotion....j'ai aimé très fort ! Je vais le lire aux enfants, c'est trop beau comme ils disent ! 

Isabelle

 

Le métissage, c’est la vie

wahid

Un petit garçon, né de l’amour, peut pourtant avoir deux grands-pères que la guerre avait jetés l’un contre l’autre.

Pour relier les époques et les personnages de l’album Wahid, Olivier Balez, l’illustrateur, a tracé de la première à la dernière page une ligne d’horizon qui unit, se brise, ou se reforme au fil de l’histoire. Il nous explique comment il a conçu les images de cet album.

« Quand j’ai lu le texte de Wahid la première fois, j’ai tout de suite été emballé par l’histoire d’amour, et par l’idée du métissage qui m’est chère. En revanche, le traitement des relations de l’Algérie et de la France pour un public très jeune m’a tout d’abord un peu dérouté. Mais après relecture, j’ai été vite «convaincu». Je n’avais de la guerre d’Algérie qu’une perception «historique», acquise dans un «cadre pédagogique». Or la force du texte de Wahid est de traduire la relation entre ces deux pays par une émotion qu’il fait naître à travers des mots simples, pesés, réfléchis, qui m’ont semblé justes.

Mon pari a été de garder cette simplicité dans le dessin et la mise en scène. Wahid n’est pas construit sur une narration avec personnage récurrent à chaque page. J’ai donc cherché un élément graphique qui pouvait faire le lien entre les différents personnages comme entre les différentes époques, pour donner un éclairage supplémentaire au texte sans le paraphraser. La ligne horizontale traversant les pages d’un bout à l’autre du livre m’a semblé pouvoir rendre compte de l’enchaînement et de l’unité des différentes étapes de l’histoire. Et puis, selon le contexte, cette ligne d’horizon commune pour les deux pays pouvait se briser et exploser pendant la guerre, puis les brisures se rejoindre pour reformer une ligne unique et vibrante. La scène du baiser est pour moi la clé de voûte de Wahid. Comme au cinéma, l’action monte en intensité jusqu’à ce moment pour éclater en très gros plan. Et après le baiser, la guerre fait place à l’amour…

La scène finale muette a mérité une longue discussion avec l’auteur et l’éditeur. J’avais d’abord pensé extraire le lecteur de la famille de Wahid pour l’ouvrir à d’autres histoires d’amour, en disant : «Vous avez suivi cette histoire familiale, mais il y en a beaucoup d’autres…» Mais il fallait éviter l’écueil de la chute caricaturale montrant un monde harmonieux où «tout le monde est beau tout le monde est gentil». Difficile de ne pas être trop lourd dans le discours imagé… Finalement, le choix a été de recentrer cette dernière image sur Wahid, en escamotant même ses parents. Le petit garçon devient alors pleinement le symbole de la vie qui transcende la guerre – toutes les guerres. Et puis en soulevant le drap, il surgit avec complicité et malice face au lecteur – un peu comme si c’était lui qui venait de raconter cette histoire. Il nous a semblé que le propos n’en prenait que plus de force.

La technique utilisée est celle que j’emploie volontiers pour réaliser des images simples et fortes, proches des images de certaines affiches illustrées. Quelque chose qui pourrait s’apparenter à de la sérigraphie. Chaque «tache» est d’abord réalisée en noir à l’aide d’un pinceau sur du papier blanc. Elle est ensuite scannée puis mise en couleur sur ordinateur. Enfin, je la place en respectant fidèlement le crayonné de départ, scanné lui aussi. J’ai pensé que cette technique servirait particulièrement ce livre. J’ai voulu par exemple que les images puissent être vues de près ou de loin dans une classe, avec autant de facilité. La mise en couleur sur l’ordinateur m’a permis d’obtenir ce résultat : les gammes de couleurs sont volontairement très flashies ; j’ai pu les laisser éclater en toute liberté. J’espère que cela plaira… car c’est mon premier ouvrage de cette taille !

Pendant la réalisation du livre, je suis allé frapper à la porte de deux amis : Chafiq, un Algérien qui m’a montré des images anciennes et récentes de certaines villes d’Algérie ; et Robert, mon ancien professeur de typographie qui m’a conseillé pour dessiner le titre que je voulais d’évocation arabisante. Et puis pour un texte que je sentais si personnel, il m’a semblé très important de parler avec l’auteur. Nous nous sommes vraiment bien entendus, et cela a également été une belle collaboration avec l’éditeur. J’espère que ce plaisir sera partagé avec les lecteurs. En tout cas, ce livre, je l’offrirai ! À tout le monde, mais peut-être plus particulièrement à des couples d’origines différentes qui ont des enfants métis. Le métissage est à mes yeux une richesse infinie. »

Olivier Balez (à Sydney au moment de l’interview !), interrogé par Lusa

http://www.citrouille.net/algerie/wahid.htm

 

 
A lire absolument !

Le Symbole PerduDanBrown de Dan BROWN


C'est un livre qui ne se raconte pas !


On le déguste, on le savoure…ou on le dévore.


On y retrouve tout l'univers de Dan Browm, déjà découvert dans "Anges et Démons" et dans le Da Vinci Code.


Tout y est, l'énigme, le suspense, le mystère, les poursuites, les recherches, les grands méchants et les amis en détresse dans la ville de Washington qui apparaît sous un jour insolite.

Tout se passe en une journée qui semble incroyablement longue et il y a ce symbole, perdu ou retrouvé et l'on se demande, tout au long des pages, ce qui se cache vraiment derrière ce fameux symbole…


On voudrait lire ce livre d'un trait, sans en sortir, mais on a également très envie de faire durer le plaisir et de rester plongé dans cette étrange histoire.


A lire, absolument !

Sylviane


 
Le coup de coeur d'Isa

Une famille aux petits oignons

Jean-Philippe Arrou-Vignod  (prêté par la BDV)

famillepetitsoignons
 
Qui a été un fan du "Club des cinq"  ? Fait les 400 coups ? Vécu dans une famille nombreuse ? Vous êtes né à la fin des années soixante ?


Voici la famille des Jean-Quelque-Chose, six garçons. Je suis sûre que ça va vous rappeler des souvenirs.  Les plus jeunes auront un aperçu de ces années-là, les plus vieux découvriront ce qu'était la vie de leurs enfants.

Je vous le dis, c'est un livre pour les jeunes de 7 à 77 ans et bien au-delà !

C'est bourré d'humour, un régal.



 
Sylviane a dévoré...
  
 

  

Mange, Prie, Aime

de Elizabeth GILBERT

 

Ce n'est pas un roman, c'est une biographie....

et pourtant, la vie d'Elizabeth Gilbert est un vrai roman !

L'auteur prend conscience une nuit que bien qu'elle ait "tout pour être heureuse" selon la formule consacrée, elle est mal dans sa vie et décide de tout bouleverser, de tout changer, de rompre en quelque sorte avec son destin tout tracé. Cela ne se fait pas sans mal et à la suite d'un divorce très difficile, elle décide de se construire une vie qui lui ressemble et pour cela se donne une année.

Elle commence par un séjour de plusieurs mois en Italie. Elle y fait des rencontres, apprend l'italien, se promène, musarde et mange, surtout des pâtes et des glaces.

      Gilbert     

Ensuite, selon son projet, elle part en Inde et vit dans un ashram, se soumettant à la dure vie ascétique qui est de règle. Elle trouve enfin la joie de la méditation qu'elle cherchait depuis longtemps et elle prie, de toute son âme.

C'est en Indonésie qu'elle termine cette année sabbatique. Là encore de nombreuses rencontres vont lui permettre d'avancer et de retrouver l'équilibre qui lui manquait. Et peu à peu, le bonheur va s'installer car elle aime….

 

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Boissard

  

Loup, y es-tu

de Janine BOISSARD

 

 

C'est un vrai livre d'amour, d'amour sous toutes ses formes, d'amour qui surgit à toutes les pages. C'est le lien fort qui réunit tous les personnages de ce roman.

Une enfance douloureuse, un petit garçon perdu, des amis fidèles et attentifs, tous ces éléments s'enchaînent autour d'une intrigue, d'une enquête, d'une quête même qui permettra à Manon l'héroïne, de faire enfin le deuil de son passé et de construire sa vie.

C'est un bon livre de détente, à lire au coin du feu. Il fait oublier la grisaille et nous entraîne dans le monde de Janine Boissard, au cœur d'une grande famille de cœur.

 

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Sylviane a lu...

 

Oscar_et_la_dame_en_roseOscar et la Dame rose

d' Eric-Emmmanuel SCHMITT

 

 

C'est un tout petit livre…mais quel grand bouquin !

 

Oscar, petit garçon cancéreux, est cloué dans un service spécialisé, à l'hôpital, et ne côtoie, outre le personnel hospitalier, que des enfants gravement malades, le chirurgien, ses parents et.. Mamie-Rose.

Il a compris que les traitements qu'on lui inflige ne servent plus à rien et voudrait qu'enfin, quelqu'un ait le courage de lui dire qu'il va mourir, puisqu'il le sait. Personne n'ose le faire, personne sauf Mamie-Rose qui lui suggère de se confier à Dieu.

Ce sont ces lettres à Dieu qui forment l'essentiel de ce livre. C'est souvent drôle, parfois poignant, toujours émouvant, mais pas vraiment triste.

La fin, bien sûr, est inéluctable mais Oscar s'endort pour toujours dans la sérénité. Il écrit que "la vie n'est pas un cadeau mais juste un prêt qu'il faut mériter"…..

J'ai savouré ce livre avec délices et j'y ai trouvé tant d'amour qu'en cette période d'espérance, j'ai voulu le partager.

 

Sylviane

 

Oscar et la dame rose est un roman d'Éric-Emmanuel Schmitt, la troisième partie du « Cycle de l'Invisible », paru en 2002.

Il a été joué au théâtre par Danielle Darrieux en France et Jacqueline Bir en Belgique.

En 2009, l'auteur tourne un film basé sur le roman avec Michèle Laroque dans le rôle de Mamie Rose.

 
Les suggestions de Karine

 

En cette période de fêtes, les livres d'activités manuelles de Noël sont à l'honneur.

Nous avons la chance d'en avoir de très bons dans notre bibliothèque.

Pour ma part, le dessert que je servirai lors du réveillon sera une bûche dont la recette est dans un de ces fameux livres. Avec mon fils nous avons également confectionné les menus à partir d'un modèle de cartes de voeu ( cf : photo jointe).

Karine_carte1


Enfin, comment mieux nous plonger dans cette ambiance festive qu'en regardant avec plaisir des ouvrages de Noël : bricolages, contes et même, un livre très spécial pour les enfants, où des formes sont découpées ( étoiles, lune, bonhommes...), il nous suffit alors  de se mettre dans une pièce dans le noir, de placer une lampe torche sous le livre et de projeter les formes sur le plafond, quelle magie pour les enfants!!!( et les grands aussi !).


Alors, à tous, un JOYEUX NOËL, Noel_oursplein de joie et de féerie !!!


 

 

 

 
Isa a aimé...

 

Le temps des Miracles

Anne-Laure Bondoux


 

Anne-Laure Bondoux a un don pour conter des histoires particulières qui nous font comprendre certaines réalités du monde d'aujourd'hui.

A partir de 12 ans, en secteur adulte Romans , Réf : BON avec pastille Ado.

D'Anne-Laure Bondoux, nous avons aussi à la bibliothèque : "Les larmes de l'assassin", "Pépites", "La Princetta et le capitaine".


 
"Lorsque les douaniers m'ont trouvé, tapi au fond d'un camion à la frontière française, j'avais douze ans et j'étais seul.
Je n'arrêtais pas de répéter " jemapèlblèzfortunéjesuicitoyendelarépubliquedefrancecélapurvérité ". Je ne savais pas que mon passeport était trafiqué, et en dehors de ces quelques mots, je ne parlais que le russe. Je ne pouvais pas expliquer comment j'étais venu du Caucase jusqu'ici, dans le pays des droits de l'homme et de Charles Baudelaire. Surtout, j'avais perdu Gloria. Gloria Bohème, qui s'était occupée de moi depuis que ma mère avait disparu.
Avec elle, j'avais vécu libre, malgré la guerre, malgré les frontières, malgré la misère et la peur. Elle me manquait terriblement, mais j'ai toujours gardé l'espoir de retrouver cette femme au coeur immense, qui avait le don d'enchanter ma vie. Une histoire d'exil bouleversante sur la vérité, le mensonge et la quête du bonheur. "

 

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Audoux3Celui-là,

Isa l'a trouvé immoral pour les jeunes

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La lumière et l'oubli

La__lumiere_et_loublide Serge Mestre

 

 

"1953, quelque part en Catalogne, deux adolescentes trompent la vigilance des gardes civils, sautent du train et s'enfuient à travers la campagne.


Filles de Républicains espagnols, Esther et Julia échappent ainsi à leur sort dans une Espagne soumise au joug franquiste. Mais c'est trente-cinq ans plus tard, en France, qu'elles retrouvent la pleine mémoire de leur aventure. Par vagues successives, le souvenir brûlant les submerge et l'Espagne qu'elles ont fuie ressuscite en une fresque irréelle et terrible où se croisent de multiples destins : enfants martyrisés dans les couvents, lourds secrets des familles adoptives, médecins convaincus de pouvoir extirper "le gène du marxisme", résistants passeurs qui risquent leur vie à la frontière...


Bien au-delà d'un classique roman historique, La Lumière et l'Oubli est une épopée du souvenir, où remontent d'étranges coïncidences familiales, révélant à chaque personnage la face cachée de ses origines. "

 

Une histoire terrible, où on trouve des personnage troubles, prêts à toutes les compromissions, cruautés, et galvanisés par le fanatisme religieux ambiant, mais aussi des cœurs vaillants  qui risquent leur vie pour sauver celle des autres. C'est une cruelle mais belle aventure humaine, qui m'a rappelé ma lointaine lecture de "L'espoir " de Malraux. Un magnifique retour sur la période franquiste de l'histoire espagnole, écrit dans une belle langue. Un bon moment de lecture.

 


 

 
Les BD d'Isa

zoo-hiver

 

Un zoo en hiver, BD en noir et blanc de Jiro Taniguchi  

Dans ce récit, Taniguchi à puisé dans ses souvenirs de jeunesse pour nous raconter les débuts d'un jeune assistant dessinateur de manga.

C'est aussi  le commencement de la vie d'adulte d'Hamaguchi, notre héro, et une belle histoire d'amour, hélas impossible.

J'ai adoré cette histoire toute en finesse et délicatesse, comme tous les mangas de Taniguchi. A lire absolument nombrils!

 

 

 

Les nombrils, BD de Delaf et Dubuc (4 tomes pour le moment à la bibliothèque)

 

Karine n'est pas très jolie mais, Dan, un charmant garçon est amoureux d'elle. Jenny et Vicky, les deux copines super canon, de Karine vont tout faire pour faire foirer ce bel amour. Mais malheureusement pour elles leurs méchantes entreprises se retournent souvent contre elles. C'est hilarant, et bien dans l'esprit lycée. Pour les ados comme les adultes.  


 
Lectures d'été

Durant l'été, il est de bon ton de lire des œuvres légères, des polars bien ficelés, des romans d'amour qu'on referme à regret...

Pourquoi me suis-je aventurée à ne lire que des œuvres traumatisantes ?

Il est vrai que je ne connaissais Jean-Louis Fournier que par la "Grammaire française impertinente" et : "Je vais t'apprendre la politesse, p'tit con".

 

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On avait parlé du prix Fémina, "On va où, Papa ?". A lire la quatrième de couverture, je m'étais dit : voilà quelque chose de drôle.
En vérité, pas vraiment. Cynique, oui. On aimerait que ce ne soit pas vrai, mais ça l'est, et quand on va sur Internet, on y trouve le site de la maman de ces deux enfants handicapés. Pas drôle du tout.

On a beaucoup dit et écrit sur le sujet. Personnellement, j'ai ressenti ce récit d'un père parlant du handicap de ses enfants comme criant de désespoir, de refus, d'appels, mais aussi tellement d'amour et de solitude.fournier_tu_personne_mon_papa

 

 

Avant, du même auteur, j'avais lu : "Il a jamais tué personne, mon papa". Un récit merveilleux mais effrayant de l'admiration d'un fils pour son père, médecin apprécié, et de la déchéance de l'alcoolisme.

 

 

Nothom_acide_sulfuriqueEt pour finir l'été, j'ai pris à la Bibliothèque l'Amélie Nothomb : "Acide sulfurique" (2005), dont je n'ai pas entendu parler en bien. C'est intéressant parce qu'on y parle des medias et de la manipulation du public, bien que la psychologie y soit un peu décevante.

"Le cadre du roman est un camp de concentration qui sert de décor à une émission de télé-réalité. Amélie Nothomb dénonce à travers cette œuvre différents phénomènes, dont la télé-réalité est le principal, qui tendent à déshumaniser l'humanité, en ne révélant que les côtés avilissants ou négatifs de celle-ci, et en laissant de côté tout ce qu'elle peut avoir de sacré, de transcendant, ainsi que le sens du divin.

S'il est vrai qu'Acide Sulfurique est une dystopie* assez dérangeante, le livre a fait l'objet d'une vive critique et a poussé l'écrivain à venir s'expliquer sur le plateau du Grand journal de Canal plus."

Source : Wikipedia

 

* Une dystopie est un récit de fiction, parfois raccordé à la science-fiction, se déroulant dans une société imaginaire, inventée par les écrivains, afin d'exagérer et ainsi montrer des conséquences probables. La dystopie s'oppose à l'utopie : au lieu de présenter un monde parfait, la dystopie propose le pire qui soit. La différence entre dystopie et utopie tient moins au contenu (car après examen, nombre d'utopies positives peuvent se révéler effrayantes) qu'à la forme littéraire et à l'intention de son auteur.

Cette forme littéraire a été rendue célèbre par Le Meilleur des Mondes (1932) d'Aldous Huxley, 1984 (1948) de George Orwell, Fahrenheit 451 (1954) de Ray Bradbury, et, dans une moindre mesure, par Nous Autres (1920) de Ievgueni Zamiatine ou Les Fils de l'homme (1992) de Phyllis Dorothy James.

Les mondes parfois terrifiants décrits dans ces romans ont laissé à penser qu'une dystopie était, par définition, la description d'une dictature sans égard pour les libertés fondamentales. L'impact que ces romans ont eu sur la science-fiction a souvent amené à qualifier de dystopie tout texte d'anticipation sociale décrivant un avenir sombre.

Source : Wikipedia

 

Je vous souhaite une bonne rentrée.


 

AB

 
Plus belle la rime
Vikram_Seth

Golden Gate

de Vikram Seth

On ne sait pas s'il faut saluer le plus : l'exploit de l'auteur ou la prouesse du traducteur.
« Golden Gate » est un roman.

Ce qui fait son attrait c'est qu'il est rédigé en vers octosyllabiques dans sa version originale, transformés en alexandrins car ils conviennent mieux au mètre français.

 

Certes, ce récit est à la poésie ce que « Plus belle la vie » est à la « Comédie humaine ».

Mais ne boudons pas notre plaisir, d'autant plus qu'il est grand.

L'histoire conte les tribulations amoureuses d'un petit groupe de Californiens trentenaires qui s'emberlificotent dans la complexité des sentiments. Union, désunion, rabibochage, dispute, espoir, désespoir sont les moteurs de l'intrigue.

Sont aussi abordés, sur le ton satirique, les thèmes du libéralisme, de l'écologie, du couple et de la religion.

Les 589 sonnets (et quelques autres tout aussi savoureux ; on laisse la surprise au lecteur de les découvrir) se lisent d'une seule traite tant le rythme est fluide, la sotie maitrisée, le rire, comme l'amertume, au rendez-vous.

 

Extrait

"Afin que ce début soit vif et non pesant

golden_gate

Salut, ô Muse. Il était une fois, lecteur,
Un homme vivant dans les années mil neuf cent
Quatre-vingt, du nom de John, et qui avait l'heur
De réussir en tout, bien qu'il ne fût âgé
Que de vingt-six printemps, solitaire et loué ;
Un soir, alors qu'il traversait Golden Gate Park,
Un frisbee rouge qui décrivait un mauvais arc
Manqua le raccourcir. De là cette question :
" Si je viens à mourir, qui donc me pleurera ?
Qui sera triste, allons, et qui se réjouira ?
Y aura-t-il quelqu'un ? " Cette interrogation
Étant trop déprimante, il préféra passer
A des cogitations un peu moins compassées. "

http://www.senioractu.com/Golden-Gate-de-Vikram-Seth-plus-belle-la-rime_a11074.html

 

Un pont sur le rêve

Avec Un garçon convenable, publié il y a une dizaine d'années, Vikram Seth s'est imposé comme l'un des écrivains indiens les plus importants de son époque. Aujourd'hui, la parution en français de Golden gate, son premier roman écrit en vers et publié en 1986, confirme son talent : sa plume y est à la fois humble et virtuose, grave et musicale.

 

D'abord, mesurer la performance : traduire 690 sonnets de tétramètres iambiques en alexandrins relève moins de l'exploit sportif que d'une accointance quasi surnaturelle avec la science du texte originel.

Claro, le traducteur de Vikram Seth, confesse qu'il lui aura fallu plusieurs années pour venir à bout du monstre : les anglophobes et les paresseux lui disent merci - 690 fois au moins. Car sous ses atours faussement classiques, Golden gate est un miracle de grâce tranquille qui parle droit au cœur et enchante le lecteur.

"Magnifier une histoire en la parant de vers

 tout en laissant au rythme sa liberté première :

ou bien comment soumettre le fond à la forme

pour oublier celle-ci, tel était le pari. "

Fabrice Colin  (03 Avril 2009)

 

La musicalité de la forme et l'apparente légèreté qu'elle confère à la phrase permettent à l'auteur d'aborder les états

d'âme de ses personnages en évitant le pathos. Un superbe hommage à l''Eugène Onéguine' de Pouchkine, en mémoire duquel le roman a été écrit.

Le Point - Karine Papillaud (26 mars 2009) 

Les citations de Vikram Seth

«J'ai parfois l'impression de vagabonder autour du monde dans le seul but d'accumuler le matériau de futures nostalgies.»


«Dans l'adversité, on doit faire appel à la religion, à la patience, à l'ami et à l'épouse.»
Extrait de Deux Vies

«Au fond, les gens sont tous les mêmes, peu importe où ils vivent et d'où ils viennent. »
Extrait d'une interview sur Evene.fr - Mars 2007

 

Ouvrages de Vikram Seth :

  • Le lac du Ciel, Voyage du Sin-K'iang au Tibet (1983)
  • The Golden Gate (1986)
  • Un garçon convenable (A Suitable Boy, 1993)
  • Arion et le dauphin (1995)
  • Quatuor (An equal music, 1999)
  • Deux vies (Two Lives, 2006)

Vikram Seth, Golden Gate, Grasset, 2009,

traduit de l'anglais (Inde) par Claro. 

 

 

Le rire y est f'équent, aussi bien que les pleurs

Savourez sa musique et oubliez l'exploit.

(Il est traduit ici pour la première fois)

Ouvrage disponible à la bibliothèque au rayon des nouveautés BDV.

 

Autres sites : http://fr.wikipedia.org/wiki/Vikram_Seth

http://www.evene.fr/livres/livre/vikram-seth-golden-gate-39199.php


 
J'ai lu

 

 Le Cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates

 

de Mary Ann SHAFFER

  

C'est d'abord le titre qui m'a accroché et, curieuse, j'ai voulu savoir ce qui se cachait derrière.

 

Ce livre se présente sous la forme épistolaire, un échange de lettres entre Juliet Ashton, écrivain, et ses divers interlocuteurs en particulier des habitants de Guernesey, en 1946.

 

Dès que l'on connaît l'intitulé exact de ce fameux cercle littéraire, à savoir

"Le cercle littéraire des amateurs de littérature et de tourte aux épluchures de patates", on commence à avoir une idée de la détresse de ces îliens Le_cercle_littraireoubliés pendant la deuxième guerre mondiale, contraints de se régaler de tourtes aux épluchures car la famine les guette.

 

Créé dans l'urgence pour échapper à l'occupant nazi, ce cercle devient au fil du temps une véritable communauté d'échange, de partage, d'amitié, de tendresse même. C'est son histoire que Juliet, un peu à cours d'inspiration, décidera de raconter dans son prochain ouvrage.

 

Les personnages sont parfois loufoques, parfois pathétiques mais toujours attachants et toute l'histoire gravite autour d'Elizabeth, le fils conducteur, omniprésente bien qu'absente, c'est l'Arlésienne de ce livre......

Sylviane


  

 
Je n'ai pas aimé

Le magasin des suicides

de Jean Teulé 

« Vous voulez mourir ? Embrassez-moi »Magasin_des_suicides

 

Les critiques ont bien ri, on va en tirer un film, mais moi je n'ai pas aimé.

Bien sûr c'est drôle, c'est une fable noire, mais ce n'est pas si désopilant que ça, et moi ce livre m'a fait penser, tout au moins au début, à ce livre interdit il y a quelques années : "Suicide mode d'emploi" de Claude Guillon et Yves le Bonniec.

De plus la fin est tout à  fait improbable et navrante.

 

Mais prenez connaissance des avis des autres lecteurs, vous aurez certainement envie de le lire !

Et si vous l'avez déjà lu, faites nous part de vos impressions !

 

Les critiques [evene]    par Guillaume Monier

'Le Magasin des suicides' : un titre pour le moins surprenant, et un slogan en quatrième de couverture également surréaliste : ''Vous avez raté votre vie ? Avec nous vous réussirez votre mort !'' En tout cas on peut affirmer que Jean Teulé, lui, n'a pas raté son roman. La mort et en particulier le suicide font partie des grands tabous de notre société occidentale, mettre fin à ses jours est synonyme de péché dans les grandes religions monothéistes. Dans ce livre, point de jugement de valeur, tout est pris à la dérision. On serait tenté de penser qu'au vu du sujet, il faudrait appréhender cette histoire au second degré... mais le premier fait déjà tellement rire ! Rien n'est glauque, bien au contraire et l'on passe son temps à sourire devant les différentes énumérations de suicides possibles, de la corde tressée main au cocktail-poison du jour, en passant par la pomme au cyanure ou encore le kit avec kimono et sabre pour un hara-kiri traditionnel ! Tous ces moyens sont proposés par la célèbre maison Tuvache où l'on conseille ces "clients à la mort" depuis dix générations. Règle d'or : ne jamais dire "au revoir" mais "adieu"...
Cinq personnages composent cette famille atypique : les parents, professionnels, techniciens, commerçants ; l'aîné, dépressif chronique mais extrêmement "créatif" dans sa branche ; la soeur, archétype de l'ado mal dans sa peau, et enfin le petit dernier, véritable grain de sable dans ce commerce si lugubre : lui, voit tout en rose, c'est l'éternel optimiste. Il n'aura de cesse tout au long de l'histoire, de mettre son grain de sable dans ce commerce bien huilé d'articles pour autodestructeurs en puissance.
Avec une ambiance à la famille Adams, au climat digne des 'Noces funèbres' de Tim Burton, Teulé donne l'envie de passer la porte de son 'Magasin des suicides' et nous fait passer celle de nous suicider...

 

Les avis [des membres]
Avis de angel42 
Je viens juste de terminer ce roman qui, au départ, m'a semblé ennuyeux mais qui m'a très vite intéressée par la suite, grâce à ses personnages drôles et fous et son histoire si extraordinaire... Page après page, le suicide n'est plus un tabou. Ce sujet qui tient une place centrale dans le roman N'est jamais oppressant grâce à la plume d'un grand écrivain d'aujourd'hui, comédien, scénariste et cinéaste d'avant... Et bien sûr grâce à Alan, le grand optimiste de la bande. Roman assez amusant : humour noire à prendre au second degré !


Avis de yohanbr 
Je viens de lire ce roman ,qui je dois bien l'avouer m'a été conseillé et que j'ai commencé à lire sans grande envie. Après le début de la lecture, je me suis attaché aux personnages hors du commun et à l'humour noir, je connaissais Jean Teulé par la télévision et je suis agréablement surpris par ce roman que j'ai énormement apprécié. De ce fait, j ai mis une note de 4 pour pas mettre 5 qui serait la perfection. La fin m'a un peu surprise et d'un autre côté me plait bien et souligne un certain aspect philo.


Avis de veroluche 
Roman infiniment drôle, Jean Teulé a réussi à tourner en dérision un thème ô combien tabou dans nos sociétés. A mettre entre toutes les mains, les petites comme les plus âgées. La littérature n'est pas toujours aussi gaie.

 

La revue de presse
Le Point - Agathe Fourgnaud (08 Février 2007)
A lire pour se remonter le moral !

 

Le Magazine littéraire - Serge Sanchez (Janvier 2007)
Avec 'Le Magasin des suicides', Jean Teulé se livre à un exercice d'humour noir très réjouissant. Ce conte cruel n'aurait sans doute pas déplu à Marcel Aymé.

 

Le Figaro - Mohammed Aissaoui (15 Février 2007)
Ce court récit est mené avec humour, la juste distance - ni trop léger dans le propos ni trop lourd dans la drôlerie -, une belle dose de dérision et la fantaisie nécessaire à un tel sujet. On sent que le romancier s'est amusé dans cet exercice de style. (.. .) Jean Teulé réussit à faire passer son message - une ode à la vie - que seule une apparence de légèreté permet de prendre au sérieux.

 

Bien dans ma vie - Marie-Christine Luton (Février 2007)
Ce nouveau roman est un petit bijou du genre. On aimerait en ralentir la lecture pour la savourer encore plus longtemps. Imaginez une petite entreprise familiale très prospère depuis des générations, spécialisée dans le matériel pour se donner la mort. (.. .) Ecrit dans un style cinématographique très enlevé, c'est à la fois drôle et très touchant.

 

Le Parisien - Pierre Vavasseur (06 Janvier 2007)
Chez les Tuvache, on vend tout ce qu'il faut pour mourir. Mais il y a un hic... Un bijou d'humour noir.

 

Lire - Christine Ferniot (Mai 2008)
Une farce pleine d'humour noir à mourir... de rire.


 
Mes coups de coeur

  

La Ruche - Pascale Hédelin

C'est la vie des abeilles racontée comme une histoire...

 

J'ai lu ce livre à ma fille et j'ai tout appris de la vie de ces extraordinaires petites bêtes (inoffensives).

Ludique et très bien illustré, je le conseille aux petits et aux grands, sans limite d'âge !

la_ruche

 

 

 

 ma_maman_et_moi

Ma maman et moi - Tadao Miyamoto

 

" Dis maman, est-ce que tu m'aimes très fort ? " demande Petit Ours à sa maman avec tendresse.

Qu'y-a-t-il de plus beau que l'amour d'une maman ? Très belle histoire à lire sans réserve à ses enfants

 

 Sandrine

 
J'ai lu...

Le rapport de Brodeck

de Philippe ClaudelBrodeck

 

Les mots sont simples, pour chanter la beauté de la terre et des sentiments, de la vie.

Simples aussi sont les mots pour parler de la barbarie, de l'horreur, de la haine, de la peur.

 

"... Je n'y suis pour rien. Je tiens à le dire. Il faut que tout le monde le sache.
Moi je n'ai rien fait, et lorsque j'ai su ce qui venait de ce passer, j'aurais aimé ne jamais en parler, ligoter ma mémoire, la tenir bien serrée dans ses liens de façon à ce qu'elle demeure tranquille comme une fouine dans une nasse de fer..."    

"La Staubi est si belle en cet endroit. Elle roule ses eaux claires sur un lit de galets gris. Elle murmure et elle bruit. On dirait presque une voix humaine. C'est une musique délicate qu'elle offre à ceux qui veulent bien tendre l'oreille, et s'asseoir un moment, sur l'herbe."

"Je ne sais pas si l'on peut guérir de certaines choses. Au fond, raconter n'est peut-être pas un remède si sûr que cela. Peut-être qu'au contrare raconter ne sert qu'à entretenir ses plaies, comme on entretient les braises d'un feu afin qu'à notre guise, quand nous le souhaiterons, il puisse repartir de plus belle."

 

Un très beau livre envoûtant, qui hante, imprègne et poursuit.

 

Armande


 

 

 

 

 

 

 


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