Quelques poèmes

Les oeuvres des enfants ne sont pas seulement des poèmes. Ils sont des créations d'art, de construction, d'imagination, à admirer grandeur nature à la Bibliothèque.

Voici un émouvant poème des élèves de CE2-CM1 de l'Ecole St Pierre,
que l'on trouvera dans la valise du poilu.

Sur une colline... 

Sur une colline de Verdun
J'aperçois au loin
Un village détruit, dévasté, éteint.

A côté de moi
Une armée de soldats
Attire l'ennemi comme un appât. 

Pourtant nous sommes épuisés
Et attendons le coup de sifflet
Qui nous ordonne d'attaquer.

Sur le champ de guerre
C'est devenu l'enfer
Par milliers, les hommes tombent à terre

Certains préfèrent se blesser
Car ils sont désespérés,
Ces mutins sont alors fusillés. 

Et un jour, mon ami est parti
Portant sur l'épaule son fusil
En regardant le ciel assombri.

Et puis, cette maudite balle
Blesse mon ami, le caporal.
Les ambulanciers l'amènent à l'hôpital.

Par colis, il reçoit une rose
Que chaque jour il arrose,
En pensant à sa femme, Marie-Rose.

L'état du Poilu s'est empiré
Et la fleur, restée seule, a séché.
Alors je l'ai récupérée. 


Et comme le thème était tout simplement "Le temps", voici une réflexion à se mettre sous la dent :

...Au début de ma réflexion, je prenais mon temps, mais le temps a passé, si bien que je n'ai plus de temps à perdre, car je ne veux pas arriver à contre-temps, mais à temps, au rendez-vous des vrais poètes de nos écoles.

Il est grand temps que je cesse de me donner du bon temps en prenant le temps comme il vient, car le temps perdu ne se rattrape pas et bientôt je n'aurai plus assez de temps devant moi. C'est dans l'ordre de la marche du temps. Donc, plus de temps d'arrêt ni de temps mort.

Tuer le temps, quel ennui ! mais lire, quel délicieux passe-temps ! Qu'il fasse beau temps ou mauvais temps, la lecture est toujours pour moi un temps fort. Il est toujours temps d'agrandir le cercle de sa culture générale, car en lisant j'apprends beaucoup de chose et, lorsque je rencontre un mot que je ne connais pas, qu'il soit de mon temps ou non, je consulte tout le temps le dictionbnaire et de temps en temps Internet. S'inspirant de Voltaire, nos parents nous disent, à ma soeur et à moi : "Lisez, lisez, il en restera toujours quelque chose et ce sera le bonheur". C'est ce que je fais les trois-quarts du temps, même si ça me prend beaucoup de temps car pendant ce temps je ms'instruit comme je vous l'ai dit il y a peu de temps.

Cette petite prose ne m'a demandé qu'un temps, c'est-à-dire qu'elle ne m'a pas pris beaucoup de temps, mais le temps que je m'étais alloué arrive à sa fin.

Avec la lecture et l'écriture, le temps ne me paraît jamais long, mais je veux choisir mon temps pour mieux faire chaque chose en son temps.

Il est maintenant temps de poser ma plume avant de revenir à la Bibliothèque communale où les livres, mes amis, dansent en permamence non pas une valse à trois temps ni à mille temps, comme aurait dit Jacques Brel, mais une valse à dix mille temps, tant ils sont nombreux, à la bibliothèque que, pour un temps, j'ai nommé "Le temps des livres".

Anonyme

temps spirale

J’attendais

 J’attendais, j’attendais, j’attendais, j’attendais.

Au cadran du clocher, les aiguilles figées renâclaient à donner l’heure tant espérée.

Les voitures passaient, la vie continuait, mais pour l’heure, le temps en panne avait calé.

Interminablement un pinson gazouillait son agaçante ritournelle. J’attendais.

J’ai égrené mes pas sur le bord du trottoir. Attention à ne pas se poser sur les traits,

ça porte la déveine et j’ai d’autres projets.

Enfin ! Dans un élan, j’ai vu foncer vers moi, plein de fougue, un motard. C’est lui ! j’ai reconnu,

tout caparaçonné de noir, mon amoureux.

J’étais si empressée que je me suis cognée contre son casque dur en voulant l’embrasser.

Autant pour moi ! Il a soufflé sur le bobo, m’a serrée fort pour rattraper le temps perdu.

Mais voici que les heures se mettent à tourner vite et à toute allure plutôt que de stopper !

Et voilà que le temps qui avait mis les freins se met à galoper, embrase les turbos,

les minutes s’enfuient ; mazette, arrêtez-les !

J’enfourche la bécane et les chevaux huilés se ruent en rugissant dans un éclair d’étoiles,

laissant sur place au loin le temps désarçonné.

Et nous nous blottissons dans le présent parfait. Fi des temps imparfaits, des passés antérieurs,

Des futurs incertains. Les temps sont arrêtés et nous rimons en cœurs.

Vous n’en saurez pas plus.

AB

temps montres déformées 


 

 

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